J'écris donc je suis...
L'espérance est un de ces remèdes qui ne guérissent pas mais permettent de souffrir plus longtemps
Le crépuscule lance ses ultimes lueurs. L'air frais est comme un baume inutile qui effleure mes cheveux de son haleine d'été. Le sol sous mes pas s'enfonce tels des sables mouvants. Les chevilles. Les jambes. Le buste. Puis mon visage sombre définitivement. Le soleil s'efface et laisse place à la toile noire parsemée de paillettes qui m'est si familière, un océan remplace le sable. Je me noie. Je me noie dans cet océan de regrets, cet océan de douleur et d'incompréhension. J'avale l'eau salée et si dense de maux. Je ne suis plus qu'une éponge aux questions sans réponse déversées par vagues. Je tends les bras vers la surface tandis que mon corps plonge inexorablement vers le fond.
Une main attrape soudain la mienne et me hisse avec force vers le haut. Je fends alors les flots et me retrouve sur une bouée. Petite mais si solide. La main me tient toujours et ne me lâche pas, d'ailleurs je n'ai aucune envie qu'elle me lâche, elle est là, réconfort profond dans cette immensité. Je la regarde, attachée à la mienne, puis je remonte doucement mon regard : le poignet, le bras, puis l'épaule, le cou et enfin le visage de mon sauveur. Il m'est familier. Ses yeux couleur tempête me scrutent avec compassion. Ses cheveux en bataille pour cause de vent sont secs malgré les nombreux embruns qui nous assaillent. Ses lèvres s'étirent en un sourire énigmatique, puis se meuvent et forment une phrase : « Ne t'inquiète pas, je suis là si tu as besoin de moi ».
Son sourire s'élargit et sa main presse la mienne. Les vagues se déchaînent, furieuses que je leur ai échappée, mais elles peuvent gronder, je ne crains rien. Sur cette bouée, avec lui, je suis en sécurité, rien ne peut m'atteindre. Les profondeurs de l'océan m'appellent à elles de leurs plaintes lancinantes, mais il me retient, m'empêchant de sombrer dans l'obscurité de l'oubli et de la souffrance. « Ne cède pas, bas-toi, et tu les vaincras. » Son murmure m'apaise et fait fuir la fureur des éléments.
Il est mon ancre à la réalité, ma chaîne empêchant mon esprit comme mon âme de plonger vers le néant...
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Elle dit: Peut-être que je suis en train de sombrer dans le pessimisme totale.. Qui peut savoir?Il dit:Lol j'ai un peu cette impression là. Mais c'est parce que j'ai l'impression d'avoir déja fait beaucoup de choses. Et que le temps passe vite..Elle dit: Trop vite
Et pourtant il se passe tellement de chose qu'on aimerait que le temps s'arrête rien que pour essayer de comprendre
Mais le plus souvent c'est impossible
Et la vie continue avec toujours plus de choses incompréhensibles qui s'accumulent
Tout ça parce que le temps passe trop vite.Il dit: Faut s'adapter, suivre le mouvement..Elle dit: Donc courir..